LE PAYS
 
Zone géographique
EVANS, est un petit village d'un coté des rives du Doubs, où la vallée s'élargit, où la rivière se calme, et promène ses eaux en d'innombrables méandres.

Depuis la route nationale 73, en venant de Besançon, après avoir traversé Saint-Vit, on entre dans le département du Jura, on aperçoit alors, au loin la forêt de Chaux, et des collines de toutes parts. SALANS à gauche, et à droite dominant la vallée où serpente le Doubs, au-delà de la ligne de chemin de fer, , on devine le village en apercevant son château d'eau,

Le village est niché au cœur de vastes prairies, entouré à moins de 3 km de nombreux villages. SAINT -VIT, ANTORPE, BERTHELANGE, COTTIER, MERCEY-LE-GRAND dans le département du Doubs, les GRANGES, PETIT-MERCEY, LES MINERAIS, DAMPIERRE, CHATEAUNEUF, et de l'autre côté du Doubs, FRAISANS, SALANS dans le JURA., à peu près à égale distance de DOLE (21 km) et de BESANCON (18 km). Les départements de la Haute-Saône, de la Cote d'or et de l'Ain entourent également le Jura.

La montagne est toute proche, on peut la contempler du haut de la Citadelle lieu-dit à EVANS. La plaine alluviale et le plateau calcaire, les rochers et les sources, les étangs et les prairies, la forêt également proche, les bois de l'Arne, et le bois communal, les lignes parallèles du Doubs, du canal, de la route, de l'autoroute et de la voie ferrée font partie du paysage. (voir ouvrage à lire de l'abbé Gabriel Pelletier « Evans – Fraisans au cours des âges »).

Lorsque nous entrons au cœur du village, nous découvrons l'école, la Mairie, le foyer rural, le château, l'église, et le vieux village agglutiné tout autour. Sur la butte le nouveau village près du château d'eau, au lieu-dit la citadelle, aux entrées du village côté Dampierre, et côté Antorpes.

EVANS est un des plus importants villages du canton pour sa longueur de voirie.


CHAPITRE 1 - LES ORIGINES

L'époque de la pierre taillée (paléolithique)

Dans les grottes d'Osselle à 6 km d'Evans, découvertes au XIII° siècle et considérées commes un des site les plus intéressant d'Europe, on a trouvé de nombreux ossements d'ours des cavernes, qui pesaient jusqu'à 800 kg et qui vivaient de 40000 à 50000 ans avant notre ère.

 

Grottes d'Osselle

 Néolithique (époque de la pierre nouvelle ou polie 5500 à 2000 ans avant J.C.

En 1910 après la grande crue du Doubs, sur le terrritoire de Fraisans, une pirogue monoxyle (creusée dans un tronc de chêne a été découverte et se rouve au musée archéologique de Dole

Découverte en 1998 sur EVANS près du chateau d'eau, d'un important dépot de vaisselle datant des années 950 avant JC.

 

CHAPITRE 2 - III° - IV - VI° SIECLE AVANT J.C.

La peuplade des séquanes - peuplade nomade venue du Danube et de l'Atlantique s'établit dans notre région et lui donna son nom "LA SEQUANIE 

 

70 - 52 - avant J.C.

Les séquanes étaient en guerre contre les éduens (gaulois sous a tuelle des romains. On rapporte qu'une grande bataille aurait été livrée sur le territoire d'Evans, sur la colline de la Citadelle et les environs 'Rousset". Cette hypothèse est aujourd'hui abandonnée. QUE S'EST-IL PASSE EN CES LIEUX OU L'ON VOIT ENCORE DE LONGS MURS DE PIERRES SECHES QUI ONT TOUTES LES APPARENCES D'UNE DEFENSE GAULOISE.

 

CHAPITRE 3 - DE L'AN I AU V° SIECLE

AN I

LEGENDE D'ETRABONNE - village à quelques kms d'EVANS

Un jour les rois mages lors de leur long périple passèrent dans un petit village? Au centre de ce village, se trouvait une fontaine. MELCHIOR et GASPARD après s'être désaltérés, dirent  de concert "CETTE EAU EST TRES BONNE"/ BALTHAZAR aquiesça et dit : "ELLE EST TRES BONNE". Le village était baptisé.

 les rois mages d'Etrabonne

 

AU II° SIECLE

La voie romaine, une des plus importantes,qui allait de LYON au RHIN, passai sur la commune ; elle est encore visible à différents endroits sur le territoire d'EVANS.

 

290 à 300

Constance CHLORE chef dees légions gallo romaines, installa en SEQUANIE une colonie de prisonniers barbares (chamage ou amave - peuple germanique) pour remplacer les populations décimées. Ces barbares s'installèrent dans la vallée des anges (arrondissement de DOLE - villages dont les noms se terminent par "ANGE" - comme SERMANGE - LOUVATANGE - BERTHELANGE etc...)

 

410 - 460

Début de l'invasion alamane, et de la contre invasion burgonde. Les burgondes se fixèrent sur notre sol et lui donnèrent son nom : LA BURGONDIE. 

 

472 - 496

gallo-romain - burgonde ou mérovingien

Les burgondes envahissent le pays et jalonnent leur marche victorieuse de postes destinés à occuper le pays (villages dont le nom se termine par "ans" comme EVANS.

A EVANS on a découvert de nombreuses pièces de cette période : tombeaux, poteries, tuiles, monnaies, conservées au musée de BESANCON.

 

CHAPITRE 4 - V° AU VIII° SIECLE

481 - 534

Conquête franque

De CLOVIS aux rois mérovingiens jusqu'en 534 CE SERA LE ROYAUME FRANC DE BOURGOGNE

 

725

Invasion de terribles pillards : les sarrazins (armées musulmanes du gouverneur d'ESPAGNE). La population et les villages placés sur la route sont saccagés. Bien des endroits ont conservé le souvenir de leur passage.

Il existe à EVANS "le champ sarrazin", "le village sarrazin" et "le cimetière sarrazin". Monsieur BRUAND  a découvert en 1850, des ossements humains de grande taille, sabres, débris d'armure etc.... Une multitude de tombes inviolées doit occuper la superficie du plateau qui domine le lieudit LA COMBE.

 

CHAPITRE 5 - FIN DU VIII° - IX° -  XI° SIECLE

742 - 814

Pendant le règne de CHARLEMAGNE et des carolingiens la BURGONDIE faisait partie   de leur empire

 

843

Après la mort de CHARLEMAGNE , son empire est partagé entre des trois petits fils

Notre pays fera partie du royaume de LOTHAIRE (3° empereur d'occident,) - la lotharingie  allongée entre la Germanie (future ALLEMAGNE) et la FRANCE. La lotharingie sera convoitée pendant plus de 1000 ans par l'un ou l'autre pays

 

877  

Les régions dépendent des comtes et ducs (sortes de préfets du pouvoir central carolingien.

 

888

 Le duc de Tranjurane est sacré roi de BOURGOGNE

 

982

Naissance du COMTE DE BOURGOGNE

 

le moyen age

1033

Mort du roi de Bourgogne, auquel succède l'empereur germanique

 

1044

La séquanie  devient un comté libre et on la désigne sous le nom de FRANCHE COMTE

 

1066

BESANCON devient cité impériale

 

1099

LES CROISADES

 

CHAPITRE 6  -DU XII AU XV° SIECLE

C'est en 1145 qu'apparait le nom d'EVANS (ESVANS)

La chapelle d'EVANS sur la colline devint au moyen âge un lieu de pélerinage très fréquenté. On y venait de très loin "pour la guérison des maladies épileptiques et de la folie".

 

Au XI° siècle

EVANS faisait partie de la prévôté de FRAISANS.

EVANS a certainement pris son indépendance en 1147 ; un parchemin indique le nom de Evrard d'EVANS, reconnu parmi les nobles du Comté. Evrard peut être considéré comme le premier seigneur d'EVANS.

La seigneurie d'EVANS est rurale. Elle est divisée entre la réserve du seigneur, directement exploitée par le seigneur lui-même et ses agents, et le reste des tenures (fief ou lot de terre) exploitées par des paysans contre une redevance annuelle en argent le cens) ou en nature par des journées de travail sur la propriété du seigneur (les corvées).

Le seigneur d'Evans se partageait le territoire de Berthelange avec d'autres seigneurs : le "préhender" de Berthelange (chanoine de Besançon), les seigneurs de Salans et l'Abbaye de Corcelles. L'abbaye de Corcelles est une abbaye cistercienne féminine dont les origines sont très anciennes. Les documents médiévaux les plus anciens datent de 1161.

Abbatiale de Corcelles.

 

1156

Frédéric BARBEROUSSE devient à la fois Comte et roi de BOURGOGNE

 

1187

 Narduin d'Evans est un bienfaiteur de l'Abbaye d'ACEY (église cistercienne) , il a fait don de toutes les propriétés qu'il possédait sur OUGNEY et SORNAY. 

 

1190

 Début de la III° croisade contre Saladin empereur d'Orient avec à sa tête Frédéric de Barberousse. 

Révolte des seigneurs comtois.

 

XIII° siècle

 Formation d'une vaste baronnie comtois par Jean l'Antique de Chalon. En 1248 pendant que Louis IX (saint Louis roi de France) part pour la septième croisade, Jean de Chalon  à force d'entêtement s'impose dans le coeur du Jura.

LE NOM DE FRANCHE COMTE  n'apparaitra qu'en 1366 

En 1330 le seigneur Vuillemin d'EVANS fait extraire de la pierre sur les terre d'EVANS pour le chatelain de "LA BRETENNIERE" 

Nos villages n'étaient pas seulement agricoles : en 1366 à EVANS tournait une forge, alimentée par le minerai de fer local, tiré dans le bois de la Grande Combe. L'exploitation était rudimentaire, on y obtenair le fer dont on fabriquait des armes, des clous et des outils variés. Les seigneurs d'EVANS avaient établi cette usine sur le ruisseau du grand étang, près de leur chateau (vers 1652 le parlement de DOLE avait reconnu la qualité de la fabrication, en l'assimilant aux meilleurs établissements de la région.

Depuis le début de son existence la Franche-comté a toujours su conservé sa particularité :
«SES LIBERTES».

« Pays franc et exempt de supériorité et de fief sur lui dominant – exemption de tailles, gabelles, tributs, péages, emprunts, et autre imposition, absence de mainmorte (incapacité dont sont frappés les serfs au moyen âge. Son objectif était d'éviter que les biens passent à des personnes extérieures à la Seigneurie. Durant sa vie le serf jouissait de ses biens personnels ; il pouvait disposer de sa tenure avec la permission de son seigneur, mais il était privé de la faculté de faire son testament et, à sa mort, ses biens revenaient à son seigneur selon le principe «  le serf mort, saisit le vif son seigneur) des sujets du comte »

Création du Parlement et de l'université de Dole, et de tout un système administratif.

 

 1479

Charles d'AMBOISE, envoyé par Louis XI entreprend la conquête de la Franche-Comté. Les Suisses et les Français apportent terreur et cruauté dans toutes les villes et les villages où ils passent. Amboise prend Dole le 25 Mai par traîtrise, et ses troupes massacrent les habitants La ville est brûlée et complètement détruite. La résistance des Dôlois donnera lieu à la célèbre réplique
«COMTOIS RENDS-TOI – NENNI MA FOI».

Amboise finit la conquête de la COMTE en s'emparant des derniers lieux de résistance. La Franche-Comté est aux mains des français en 1453.

 La France dévastée par la guerre de cent ans, s'est relevée grâce à des bourgeois entreprenant comme Jacques CŒUR.

 

 1495

Des mercenaires espagnols envahissent la Comté.
La période espagnole est une période prospère. Ce sera une des meilleures périodes du moyen âge.

 

CHAPITRE 7 – DU XVI° AU XII° SIÈCLE

 

  1513

Guillaume d'EVANS – seigneur du village

marié en 1513 à Catherine d'EPENOY, fille du seigneur de Novillars, veuve de Jean de Scey. Guillaume vendit peu à peu son fief à Pierre de MONTRICHARD;

 

1519

 A la mort de son grand-père Maximilien, Charles Quint (fils de Philippe le Beau) déjà roi d'Espagne, est élu «roi des romains» devenant ainsi le nouvel empereur du Saint-Empire Romain germanique. Il fortifie les villes (Besançon, Dole, Gray ..). Il s'entoure de conseillers francs-comtois dont Antoine Perrenot de Granvelle né à BESANCON en 1517, qui fut cardinal , puis diplomate; il fut aussi le conseiller et homme de confiance de Philippe II d'Espagne le fils de Charles Quint.

 

1520

 Pierre de Montrichard – seigneur d'EVANS

marié à Gasparde de Merlet, dame de Goux, descendante des sires de Frontenay.

 

 1525 – 1527

Une première épidémie de peste sévit en Franche-Comté.

 

 1529 – 1531

Malgré la famine, en Franche-Comté, cette période est heureuse. La paie est maintenue, et la province bénéficie d'une véritable prospérité. Se développe alors l'art de la Renaissance

 

1540

- Joachim de Poligny – seigneur d'EVANS

marié à Anne de Montrichard en 1540

 

 1555

Charles QUINT donne la FRANCHE-COMTE à son fils Philippe II, roi d’Espagne

 

 1561

Guillaume de Poligny devient seigneur d' Evans.

Marié à sa cousine Madeleine de POLIGNY
Il servit dans la célèbre compagnie des arquebusiers comtois, commandée par Ambroise de Précipiano, baron de Soye.

 

1575

 Revenu à EVANS, Guillaume de Poligny passa le 22 janvier 1592, un traité :
«traité entre Guillaume de Poligny, seigneur d'Evans et les manants et habitants du dit lieu sur différents chefs de jouissance, droits et propriétés des dits habitants» au sujet de leurs droits réciproques.» (archives du Jura C 557)
Il avait de bonne relations avec les habitants du village. Dans les registres paroissiaux de Dampierre, les membres de sa familles ont été choisis comme parrains et marraines de nombreux enfants d'EVANS.

 

 1595 - 1598

Henri IV déclare la guerre à l'Espagne. Le 2 mars, l'armée d'égorgeurs conduites par deux brigands Loupy et Rontycoty, arrivent par Etrabonne, Mercey, Antorpes ... A l'approche de l'ennemi, les paysans se hâtent de détruire le pont de Rans, assez léger. Celui de Fraisans résiste mieux. Ils prennent à revers les défenseurs du pont, rétablissent le passage et se rendent maître du château de Rans

. En juillet, Henri IV lui-même pénètre en Comté.. Il avait établi son quartier général à Fraisans, accablant les villages aux alentours de contributions de toutes sortes.

Le roi avec son armée au complet se dirige sur Besançon, faisant une halte à Ranchot et Dampierre, où toutes les maisons sont rançonnées. L'entrée de la ville lui est interdite. Il campe alors à Saint-Vit, et signe là un traité dans lequel il s'engage à respecter la cité impériale, moyennant une rançon de 30000 écus. Quand il se retire sur Lyon, «le bon roi Henri» avait laissé 500 villages comtois à demi ruinés.
L'intervention des suisses contraint Henri IV à se retirer.

 

1598

Philippe II d'Espagne donne en dot la Franche-Comté, ainsi que les Pays-Bas et le Charolais à sa fille ISABELLE qui épouse l'archiduc Albert d'Autriche.
Sous les archiducs, la Comté connaît son essor économique.
Une longue paix sera ensuite entretenue dans le pays.

 

 1608 - 1611

Période de grande ferveur religieuse, mais aussi de grande intolérance. Bannissement, chasses aux sorcières dans les villages, (condamnées à brûler vives sur le bûcher). Cela se passa dans des villages environnants.

 

 1614 

 Jean-Claude DE POLIGNY – seigneur d'EVANS

fils de Guillaume. Il est né à EVANS
marié à Élisabeth d'Orsans fille de Marc-Antoine, seigneur de Rozet.
En 1619, se sentant approcher de sa fin, le seigneur Guillaume de POLIGNY, sollicita auprès des souverains, la légitimation de son frère ANTOINE, (fils de Joachim )le premier né des amours précoces de son père avec Anatolia PAINBLANC « tous deux à l'heure de sa naissance libres et non mariés ». Il obtint facilement cette légitimation, car « depuis qu'il a eu la force de porter les armes. Il a servi son prince par des expéditions en guerre contre les turcs en Hongrie, campagne au Pays-Bas, siège de plusieurs villes « services continués avec toute promptitude l'espace d'environ cinquante ans, lui valurent le titre de « capitaine d'artillerie et garde des munitions de sa majesté catholique à Lons le Saunier ». Il mourut en paix à EVANS, et fut enterré dans le tombeau de ses ancêtres « tenu et réputé pour personne légitime, comme s'il était né et procréé en légal mariage. »

 

 1628 – 1636

La terrible peste noire sévit dans la région, avec la guerre de 10 ans , la mortalité fut effrayante, 50%pour cent de la population disparut. Ce fut la dernière grande épidémie en Franche-Comté.

  

 1636 – 1659

Guerre de 10 ans entre France et Comté

 Jean-Claude de Poligny, fils de Guillaume et ardent patriote participa à la tête d'une compagnie de miliciens recrutés dans les villages voisins, à la défense héroïque et victorieuse de la ville de Dole, assiégée par le Prince de Condé avec 20000 hommes en 1636 (Richelieu en avait donné l'ordre.)

  La résistance héroïque des Dolois est saluée dans toute l'Europe.
Richelieu dira «plut à Dieu que les sujets du roi fussent aussi affectionnés que ceux-là le sont de l'Espagne.»

Les places tombent, les garnisons sont décimées par la peste, mais rien ne peut arrêter les modestes paysans comtois qui prennent le relais formant des bandes, en résistant aux égorgeurs français.

Durant les trois années suivantes, les armées françaises et suédoises parcourent la Comté dévastant tout sur leur passage. A l'exception des villes de Besançon, Dole, Gray et Salins, toutes les villes sont prises, pillées et incendiées, sévices et tortures physiques, viols des femmes ; notre campagne y compris EVANS n'ont pas été épargnés, et de nombreux villages sont rayés de la carte. Les francs-comtois se réfugient à l'étranger, dans les grottes, les forêts. Lorsqu'ils ne sont pas tués par la guerre, ils meurent de la peste. Les rescapés tentent de survivre.

 Après avoir pris part à d'autres batailles dans le sud de la province.) Lorsque le Comte Jean Claude de POLIGNY seigneur d'EVANS rentra chez lui, le village était détruit, il ne restait que la tour du château.

Il construisit sur l'autre rive, à la place des anciennes écuries, le château encore existant, achevé en 1663.

C'était un solide bâtiment, avec quatre tours carrées surmontées d'une flèche. Ce château malgré qu'il soit une habitation d'agrément, n'en gardait pas moins un caractère défensif. Il possédait des meurtrières sous le toit, et des tourelles dans les murs.

  Après les armistices, la suspension d'armes, la Franche-Comté reste à l'Espagne.
- Indépendance comtoise.
- La Franche-Comté, est alors une famille de seigneurs.

 

  Vers 1640,

Introduction du maïs nommé blé de Turquie (en patois treuqui). Cette céréale sera plus tard utilisée pour les gaudes.

 

 A  partir de 1650

dans les registres paroissiaux, nous trouvons les noms de JEANJACQUOT – BIGUENET – GRENOT – MUNERET (noms figurants dans ma famille d'ascendants). Mais aussi des noms que l'on retrouve encore dans le village : TOURNIER, GAUDRON.

 

1666

– Claude-François de POLIGNY – seigneur d'EVANS

Par son testament Jean-Claude de Poligny léguait sa fortune en faveur de ses cousins, nés du mariage de Claudine de Montrichard, avec Claude de Poligny, seigneur d'Augéa. Ce testament contenait « une substitution masculine à perpétuité », c'est à dire que seuls les garçons portant le nom et les armes de Poligny pouvaient prétendre à la succession.
Claude-François de POLIGNY (seigneur d'Evans épousa Étiennette JACQUES, fille du seigneur de NANS

Deux de leurs filles épousèrent des seigneurs de haute-noblesse, Jouffroy-Gonsans et Lezay-Marnézia. Leur troisième fille épousa un simple cultivateur d'EVANS, Jean-Baptiste Gaudron, et eut avec lui six enfants.

 

1668 - 1674

Louis XIV décide de s'emparer de la Franche-Comté

Il faudra la présence du roi en personne, avec Louvois, Vauban et les autres pour que la ville de BESANCON capitule.

VAUBAN rasa une grande partie des constructions antérieures pour y édifier la forteresse actuelle qui domine de 118 mètres le cours du Doubs. (la Citadelle) 

 

1678

La Franche-comté est définitivement rattachée à la France

  BESANCON devient capitale de la comte 

 1683 

 Le roi LOUIS XIV revient visiter Dole et Besançon, accompagné de la reine, du dauphin et des principaux personnages de la cour. Le 16 juin, vers midi, les paysans de Dampierre (Jura) se sont inclinés sur la passage de son carrosse, attelé de huit chevaux gris.

  

CHAPITRE 8 – DU XVIII ° AU XIX° SIECLE

1730

Le curé d'EVANS est Antoine CHABOT

 

 1742

Le seigneur Charles-Claude Ferdinand de Poligny seigneur d'Evans devint capitaine au régiment du roi et chevalier de Saint-Louis.

Après une blessure à la poitrine lors de la retraite de Prague, il se consacra à son château d' Evans.

 

1751

 Le village d'EVANS, très fort pour la culture, était inférieur pour l'élevage, mais il était le premier et de loin de toute la région pour le vignoble.

 

1774 Claude JACQUOT – instituteur d'EVANS

1776 – Simon LISBERNEY curé d'EVANS

          - Jacques MARION instituteur d'EVANS 

 1753 – Nicolas ROUSSEL – curé d'EVANS  

 

 1779 

 En l'absence de descendant mâle, un arrêt du Parlement, attribua la terre d'Evans à Charles Hilaire Flavien de Froissard. (marquis de BROISSIA chevalier de Saint-Georges du Comté de Bourgogne 

 
 Construction de la Salines d' Arc et Senans (Claude Nicolas Ledoux).
 
 
1780
 
Commencement du creusement du canal du Rhône au Rhin,
interrompu par la révolution, continua sous Napoléon Bonaparte 1°, et se termina dans sa totalité sous Louis Philippe.
 
 
1787
– Etienne PAGNIER instituteur d'EVANS
 
 
1789
En un siècle de 1688 à 1789, le nombre d'habitants d'EVANS, passe de 127 à 339.
 
 
La Révolution
Janvier
. Les derniers états de franche-comté se séparent.
. La franche comté est favorable à la révolution.
 
19 mars
A champagney en Haute-saône a lieu le premier appel du peuple contre la traite nègrière et l'esclavage.
 
 
20 juin
Serment du jeu de paume
 
Juillet
. Le Dolois Joseph ARNAY est le premier assaillant à entrer dans la Bastille.
La prise de la Bastille le 14 Juillet, suscita un grand enthousiasme parmi la population, d'autant que des Comtois s'y sont distingués.
 
4 et 11 août
Déclaration des droits de l'homme
 
 
Les comtois sont entrés dans la révolution et ont fermés définitivement l'époque impériale. Les souvenirs des atroces guerres menés par les rois de France dans le but d'annexer la Franche-Comté était encore vivace dans les mémoires lorsque éclata la révolution de 1789. Ils virent l'opportunité de se venger de la Monarchie, qui avait martyrisé leurs ancêtres, et imposait à la Comté un mode d'administration, qui était en régression par rapport à ce qu'avait connu le pays quand il relevait des Habsbourg d'Espagne, et enfin s'intégrer à la France qui allait devenir une nation.
 
 
1790
 
La France est divisée en 83 départements
La province de Franche-comté en 3 départements : Jura – Doubs – Haute-Saône.
La convention rend l'école obligatoire
 
     - Pierre-François VIEILLE instituteur d'EVANS
 
     - François GAUDRON est le premier maire d'EVANS
 
 
1791
Louis XVI en fuite est arrêté à VARENNES
 
 
1792
La monarchie européenne s'unit contre la révolution
 
 
 
. Charles Hilaire Flavien de Poligny, maréchal de camp avait 43 ans à la révolution. Ayant émigré en 1792, ses biens furent confisqués.
 
5 au 26 avril 1792
Le jurassien ROUGET DE L'ISLE est né à Lons le Saunier le 10 Mai 1760. Il est officier dans le génie et compose un chant de guerre pour l'armée du RHIN. "La Marseillaise"
 
– Antoine GRENOT (né le 7 août 1748 à GENDREY Jura), juge de paix, député aux états généraux, fut élu à la Convention en 1792, et siégea sur les bancs de la Plaine. Il vota pour la mort du roi Louis XVI dans son procès. Il demanda aux prêtres de Rennes, une soumission totale par déclaration publique aux lois de la république le 2 Juillet 1795. Les ministres du culte durent se présenter individuellement dans les 24 heures devant un corps administratif. Élu au Corps législatif, il siégea aux Cinq-cents (assemblée législative française, qui, avec le conseil des anciens, fut instituée par la constitution de l'an III, adoptée par la Convention thermidorienne en Août 1795, et mise en vigueur le 23 Septembre 1795), jusqu'au 18 brumaire, et fut délégué dans la 2° division militaire (Ardennes, Meuse, Maine) pour instruire le peuple sur les causes et les résultats du coup d'état de Bonaparte. Il y destitua de nombreux républicains jugés trop avancés. Il siège au Sénat de 1799 à 1803, puis se retira à GENDREY en 1804, et y mourut en 1808.
 
 
 
1793
 
23 janvier – Louis XVI est guillotiné
.
Août
 
Les armées européennes envahissent la France sur 4 fronts à la fois. Les hommes de 18 à 25 ans veufs ou célibataires furent engagés. Pendant cette période, les paysans d'EVANS, furent réquisitionnés pour les forges (fabrication d'armes) et sur leurs récoltes,ils durent sillonner les routes jusqu'en Alsace pour ravitailler l'armée. Le voyage durait quelquefois plusieurs semaines.
 
 
Sur EVANS sept jeunes hommes furent engagés dans une des treize compagnie de fusiliers (infanterie) ou dans la cavalerie.
29 juillet 1794 (10 thermidor an II)
 

1795

               - Pierre RENAUD curé d'EVANS
 
                - Antoine PERRIER maire d'EVANS
 
 
 
1796
 
               - François GAUDRON maire d'EVANS
 

 

1797
                 - Bénigne JEANJACQUOT maire d'EVANS
 
 
En 1799
Pour la DEUXIÈME campagne d'Italie, face à la menace autrichienne sur le Var, Napoléon Bonaparte franchit les Alpes, en direction du nord de l'Italie, avec une nouvelle armée de 40000 hommes, et le 14 Juin, il battit les autrichiens à la bataille de Marengo , trois soldats d'EVANS y furent engagés., et ce jusqu'en 1800.
 
. 9 Novembre 1799
Après le coup d'état du 18 brumaire (9 Novembre 1799), Bonaparte s'était emparé du pouvoir et mettait fin aux désordres du directoire, par un procès verbal. La masse du peuple accueille favorablement l'arrivée au pouvoir de Bonaparte.
Sur la page de garde du recueil des actes de la Préfecture, envoyé aux maire, celui d'Evans a inscrit en 1809 :
«Ce livre contient les lois du grand empereur Napoléon. Vive à jamais son grand nom ! Il existera longtemps le nom de ce brave guerrier. Il a retenti dans toutes les parties du monde. Oh ! Quel homme que Napoléon ! Jamais la France n'en possédera un pareil. Vive à jamais son grand nom !»
«Des volontaires par milliers, des généraux par dizaines, les comtois vont jusqu'au bout de leur engagement. Une véritable adhésion spectaculaire, qui trouvera son épisode après Waterloo, avec la résistance des royalistes et aux troupes étrangères par des paysans et des soldats, réfugiés dans les forêts . 35 bataillons de volontaires nationaux sous la révolution, une centaine de généraux en 23 ans de conflit et la garde impériale «farcie» de généraux comtois à Waterloo quand tout était perdu, sont le témoignage éloquent de l'enthousiasme que suscita chez nous la révolution française de 1789 à 1815» -(Lucien Ruty auteur du roman historique «les comtois de la révolution )(édition Cabédita). La Franche-Comté est la région qui apporta le plus son soutien à la Révolution et au premier Empire. Les Comtois figurent parmi les plus patriotes. Il seront mêlés à tous les événement historiques, se battant en Égypte, à Saint-Domingue, en Espagne, en Russie, Pologne, Allemagne, Italie, Autriche (voir œuvre de T. Choffat J.M. Thiébaud G. Tissot – Les Comtois de Napoléon – collection archives vivantes – cabédita)
 
 
 
CHAPITRE 9 – DU XIX° AU XXI° SIÈCLE
 
 
1802
 
Naissance de Victor Hugo à Besançon.
Victor Hugo
 
             - Louis MIGNOT maire d'EVANS
 
 
1803
 
            - Pierre-Antoine PINARD maire d'EVANS
 
 
 
1804
 
Construction du canal du Rhône au Rhin
 
La Franche-Comté Pays de salines était exempte de la Gabelle
Napoléon promulgue le code civil (code de loi commun à tous les citoyens) et se fait sacré empereur
 
 
 
1807
           - Gabriel JEANJACQUOT maire d'EVANS
 
 
 
A partir de 1810,
 
. Avec les guerres continuelles 32 jeunes gens d'EVANS sont appelés sous les drapeaux. Certains reviendront avec galons et pensions militaires. (Daniel Pernin – capitaine – membre de la légion d'honneur, Bégnine Muneret – officier en retraite, chevalier de la légion d'honneur.)
Et entre autres les comtois :
- Le général Travot (Poligny) Il sert pendant les 100 jours en Vendée
- Jean-Baptiste-Antoine Ravier (Arc-sous-cicon) général de brigade
Le 18 JUIN 1815 sont engagés dans la garde impériale pour la bataille de Waterloo les généraux : 

Gilbert Bachelu (Dole) – Simon Bernard (Dole)

 
1810
 
Arrivée à EVANS d'un nouveau curé Joseph Millerand,
né en 1763, qui tout d'abord n'était pas destiné au sacerdoce. Il avait étudié la médecine et s'était engagé comme chirurgien dans les service de la Grande Armée de Napoléon. Il mena, pendant plusieurs années l'existence mouvementée des médecins militaires à travers l’Europe, riche d'une rare expérience humaine et médicale. Il devait rester 47 ans au village.
C'était surtout par ses dons de guérisseur que le curé Millerand fut connu bien au-delà de sa paroisse. Le sous-préfet de Dole , Marquiset, qui le connaissait bien, n'hésitait pas à l'appeler «un de nos thaumaturges les plus célèbre. Il passe pour guérir certaines maladies invétérées, et principalement les affections cancéreuses». Il avait trouvé une pommade, qu'il appliquait sur la face, à laquelle elle était spécialement réservée, elle produisait une telle douleur que le patient devait s'enfuir en criant, pendant plusieurs heures dans la campagne, en proie à une souffrance terrible d'où le nom de «malin» attribué à cet onguent.. Mais la pommade faisait ses preuves: le mal disparaissait, sans laisser de traces.
Ces cures merveilleuses acquirent à son auteur une grande réputation «on venait le consulter non seulement de tous les coins de France, mais même de l'Europe»
 
 
1813
 
Les armées autrichiennes pénètrent en Franche-Comté
 
 
1814
 
Le 11 Janvier des troupes autrichiennes passent à EVANS. Notre village fut livré aux réquisitions ennemies.
 
 
1815
Défaite de Napoléon contre la Russie
 
Juin
Napoléon est vaincu à WATERLOO
matin de Waterloo
Chute de Napoléon
 
 
1816
 
               - Jean-Denis ARBEY instituteur d'EVANS 
 
               - naissance à BESANCON d'Alexis GODILLOT (1816 – 1893) inventeur de la chaussure militaire à tige courte utilisée jusqu'à la deuxième guerre mondiale.
 
 
En 1817
 
Après la chute de Napoléon, les troupes étrangères stationnent dans notre région, et dans notre village.
Marie-Joseph Hugon d'Augicourt (ancien seigneur d'EVANS) récupéra le château.
 
 
1819
 
Naissance du peintre Gustave COURBET à ORNANS
 
 
 
1822
 
                       - Jérôme GROS instituteur d'EVANS
 
 
1824
 
                      – Joseph BEGIRARD instituteur d'EVANS.

 

1825 - 1826
 
Construction d'une fontaine communale qui devait servir d'abreuvoir et de lavoir.
L'unique cloche du village avait été vendue en 1793, pour la fabrication des canons révolutionnaires. En 1825, une nouvelle cloche fut commandée ; le travail fut confié à Charles Jouffroy, entrepreneur à Saint-Vit. Louis Roy, quant à lui, a fondu et livré la cloche, du poids de 783 kgs, encore aujourd'hui au clocher. Su cette cloche est gravée cette inscription : «J'ai eu pour parrain M. LePrestre de Vauban, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, pour marraine Mme Marie-Jeanne Xavière Hugon d'Augicourt, née de Poligny. J'ai été bénite par M. Millerand, curé d'Evans, sous l'administration de M. Jeanjacquot maire et Claude Lalorcey adjoint. Fait par Louis Roy, fondeur à Besançon.. Le travail fut complété en 1828 par une horloge sonnant les heures et les demies, don de Célina Biguenet, veuve Perdu.
 
 
 
1830
 
La diligence malle venait de DOLE, et passait par SAINT-VIT.
Depuis la révolution, le relais-poste était l'actuel hôtel restaurant le «soleil d'Or»
 
Charles X veut participer au démembrement de l'empire ottoman.
La révolution de juillet renverse Charles X. Le duc d'Orléans est porté au pouvoir et prend le nom de Louis-Philippe.
 

 

1831
 
Naissance à EVANS de Françoise VIOLET, qui, à l'âge de 20 ans entrera chez les sœurs garde-malades. Après son noviciat, elle fut envoyée à Besançon, Vesoul et Salins. Puis elle fonda l'établissement d'Ajaccio, où elle resta 3 ans avant d'être supérieure générale. La mère JOSEPH tel était son nom, eut la responsabilité de faire construire une maison à la MARNE (MONTFERRAND)
 
             - Claude CARLOT instituteur d'EVANS
 
             - Bénigne JEANJACQUOT maire d'EVANS
 
 
 
1832
 
Après s'être retiré au château de Liesle, Marie-Joseph Hugon d'Augicourt fit vendre les propriétés. Les 32 parcelles appartenant au Comte de Vauban, fils et héritier de Jeanne-Baptiste de Poligny, ont été vendues à 17 cultivateurs du village.
De 476 habitants en 1806, la population passe à 627. Jamais le village n'a atteint ce chiffre.
 
 
1835
 
Mise en service du canal du Rhône au Rhin
 
 
1836
 
En 1836, le curé Millerand achète une propriété (l'ancienne cure) à Claude SAVARY, aubergiste du Moulin du Pré. L'année suivante, il y installait deux religieuses de la congrégation des soeurs de la Providence, l'une est infirmière et l'autre institutrice. La classe était fréquentée en hiver par 60 filles.
 
                - Claude MONNIN instituteur d'EVANS
 
 
 
1839
 
Naissance à Besançon, de Hilaire de Chardonnet, inventeur de la soie artificielle
 
                   - Jacques GUYOT instituteur d'EVANS.

 

En 1844
 
Construction à EVANS d'une maison commune qui sera à la fois école de garçons, logement d'instituteur et mairie.
 
                   - Pierre BUNOUF instituteur d'EVANS
 
 
1848
 
Le 25 février, le télégraphe apporta aux préfets les deux dépêches suivantes :
. «Louis-Philippe dépose le fardeau de la Royauté. Le comte de Paris succède à son grand-père.»
. «Le gouvernement républicain est constitué : la Nation va être appelée à lui donner une sanction»
Un élan d'enthousiasme et de fraternité envahit la France. Sur les places des villages on plante les arbres de la liberté. Mais la masse du peuple ne tarda pas à déchanter.
La commune d'Evans connut à cette période, elle aussi, ses heures de trouble.
 
décembre
deuxième république
- Louis-Napoléon BONAPARTE est le premier président de la république (1848 – 1852 )
avec entre autre les lois suivantes :
. décret de l'abolition de l'esclavage
. loi des 10 heures de travail journalier à Paris et
11 en province.
La révolution de 1848, avait donné le droit de vote à tous, mais amenée avec elle le chômage et la ruine du commerce. Lorsque Louis Napoléon Bonaparte se présenta à la présidence de la république, ce fut un plébiscite Lorsque un an plus tard, il proposa le rétablissement de l'empire en sa faveur, le décalage entre les oui (7 000 000) et les non (1000000), à EVANS (156 contre 0)
 
               - Claude BIGUENET maire d'EVANS
 
               - Jean BOUVET maire d'EVANS
 
 
1850
 
                   - Vital CHEVASSU instituteur d'EVANS
 
 
 
1851
 
Coup d'état opéré par Louis-Napoléon Bonaparte. Soutenu par l'armée, le prince fait envahir l'assemblée et arrêter les chefs de l'opposition.
 
 
 
1855
 
                   - François PELLETIER instituteur d'EVANS
 
 
 
1856 - 1867
 
Le second empire est une période de calme et de prospérité. Les chemins de fer s'étendent sur tout le territoire.
 La construction de la ligne DOLE-BESANCON, est la première en Franche-Comté
 
 

Le 5 Avril 1856

La ligne de Besançon – Dole est inaugurée officiellement..
 
Le grand événement fut le choix de Fraisans comme centre de la Société des Forges de Franche-Comté. Les anciens mineurs et beaucoup de paysans d'EVANS, trouvent du travail aux forges.
 
La Franche-comté est alors une région métallurgiste de premier plan.
 
La vache comtoise est à l'honneur
 
                  - François ANDRE instituteur d'EVANS
 
 
Le 1° AVRIL 1858
 
Mort du curé Millerand. Dans son testament il lègue sa maison à la commune, à condition d'y loger perpétuellement deux religieuses, l'une pour l'instruction des petites filles, l'autre pour soigner les malades de la paroisse.
 
                  - François FATEL sera le nouveau curé d'EVANS
 
 
1859
 
                  - Etienne MAGDELAINE instituteur d'EVANS
 
 
 
1862
 
Louis Pasteur (né à Dole en 1822) découvre le vaccin contre la rage et la pasteurisation.
 
                  - Monsieur SORET instituteur d'EVANS
 
1862 et 1864
Auguste et Louis LUMIERE inventeurs du cinématographe (à Lyon en 1898) voient le jour à BESANCON
1865
- Monsieur FAIVRE instituteur d'EVANS
1867
- Charles LIOTTET instituteur d'EVANS
 
 
1868
 
                 - Claude-François BOUVET maire d'EVANS
 
 
1867 – 1870
 
Creusement du grand puits sur la partie haute du village à EVANS.

  

1870
 
              - Hercule JEANJACQUOT maire d'EVANS
 
19 Juillet
 
La France déclare la guerre à la Prusse
Le 1°septembre Napoléon III capitule à Sedan.
Le 4 ,Gambetta forme un gouvernement de défense nationale.
La II° République est proclamée
 
 
1871
 
                - Adolphe THIERS président de la République (1871- 1873) 
 
Au début de janvier 1871, le 24° corps empruntait notre route.
l'armée de BOURBAKI (commandant en chef de la garde impériale) passe près d'EVANS On les voyait depuis le château d'eau. Ils étaient plus ou moins bien chaussés, plus ou moins bien habillés». Le terme «armée de BOURBAKI» est resté dans notre région, le symbole d'une lamentable débandade.(« Salans et Fraisans au cours des âge de l'abbé Pelletier)
 
 
EVANS fut occupé du 22 janvier au 13 février, avec les brutalités et les réquisitions. En nettoyant son fusil, un soldat allemand se blessa mortellement. Il fut enterré dans le cimetière près de l'église où sa tombe existe encore.
 
L'évacuation de Verdun le 16 Septembre 1873, par les troupes allemandes, marque la fin de l'occupation militaire qui a suivi la défaite de 1871. Le territoire français est amputé de l'Alsace et de la Lorraine.
Napoléon III est forcé de quitter le trône.
 
 
1873
             - Jean-Marie HUDRY maire d'EVANS
 
             - Patrice de MAC MAHON président de la République (1873 - 1879)
 
 
1876
 
              - Xavier MARTIN maire d'EVANS
 
 
1879
 
             - Jules GREVY président de la République française (1879 – 1887)
Jules GREVY est né dans le Jura à MONT-SOUS-VAUDREY le 15 Août 1807 – il a fait de brillantes études au Collège de l'Arc à DOLE. Il obtient une licence de droit à PARIS et devient avocat. On lui doit :
- loi sur l'enseignement secondaire des jeunes filles
- loi de la gratuité de l'enseignement primaire
- loi donnant l'enseignement obligatoire et laïc pour les enfants de 6 à 13 ans.
 
 
1880
 
              - Léopold LONGCHAMP instituteur d'EVANS

 

 1881

                - Jean-Marie HUDRY maire d'EVANS
 
 
1882
 
Naissance de l'écrivain Louis PERGAUD (1882 – 1914). A sa sortie de l'école normale de Besançon en 1901, il obtient un poste d'instituteur à DURNES (25). Il sera récompensé du Prix Goncourt en 1910 pour «de Goupil à Margot», mais c'est « LA GUERRE DES BOUTONS» qui le rendit célèbre.
 
Jules Ferry impose l'école gratuite pour tous les enfants de 7 à 13 ans
 
 
1885
                - Henri GAUDRON maire d'EVANS
 
L'année 1885 fut catastrophique pour le vignoble d'EVANS. De grandes taches jaunes se dessinaient sur nos coteaux, le phylloxera montant du midi, atteignit le Jura. L'année suivante, la vigne ne repoussait pas.
 
 
1887
                - Sadi CARNOT président de la République française (1887 – 1894)
                - inauguration de la Tour Eiffel.
                - le 1° mai devient fête du travail.
 
 
1888
             - Jean-Marie HUDRY maire d'EVANS
 
 
1889
 
Inauguration de la tour Eiffel dont les pièces métalliques en fer puddlé du premier étage ont été réalisées par les Forges de Fraisans.
 
 
1891
             - Auguste BOICHUT instituteur d'EVANS
 
 
1893
             - Joseph PICARD curé d'EVANS
 
 
1894
 
            - Assassinat de Sadi CARNOT par l'italien CASERIO
 
            - Jean CASIMIR-PERIER président de la République Française,(juin 1894 – janvier 1895)
           - arrestation du capitaine DREYFUS
 
 
1895
         - Félix FAURE président de la République française
 
A EVANS, construction près du château à côté de la fontaine déjà pourvue d'un abreuvoir, d'un lavoir couvert.
 
Dans ces années là, et jusqu'aux années 1960, dans les campagnes et à EVANS, les femmes lavaient leur linge au lavoir. Aucun moyen mécanique ne remplaçait le lavage à la main, et l'on se pressait de rentrer pour les travaux de la ferme, la traite, et la nourriture des animaux de la ferme et ensuite étendre le linge, sur les haies, sur l'herbe, et sur des étendages de fortune,
 
Le lavage au lavoir a disparu dans les années 1960 à l'arrivée de la machine à laver.
 
Evans à cette époque est un village d'agriculteurs, avec de petites exploitations.  L'homme se chargeait des gros travaux des champs ; tout se faisait à la main. Les femme quant à elles s'occupaient de la traite des vaches, de nourrir les cochons et les veaux, et de soigner les lapins et les volailles, tout en s'occupant des enfants, de la maison, de la lessive et du raccommodage. Elles s'occupaient du jardin, et durant la période des gros travaux aidaient les hommes en compagnie des enfants.
 

1899

                    - Émile LOUBET président de la république française (1899 – 1906)

 

XX° SIECLE 

1900
                        - Pierre-Joseph RAMEL maire d'EVANS
 
 
2 FEVRIER 1901
 
Laïcisation de l'école d'EVANS
 
A Evans, les labours se font à la charrue que l'on tient à l'aide de mancherons, attelée de deux boeufs.
 
 
1902
                              - Naissance de l'écrivain Marcel AYME (1902 – 1967), de parents jurassiens. Il entre au Collège de l'Arc à DOLE en 1910. On lui doit les célèbres ouvrages : le passe muraille, la vouivre, Brûlebois etc...
 
 
1904
                        -  Prosper BOUVET maire d'EVANS
 
 
1905 – 9 décembre
 
loi sur la séparation de l'Église et de l'état.
 

1906

                        - Armand FALLIERES président la république française (1906-1913
application de la loi sur la séparation de l'église et de l'état.
 
 
1907
 
Éclairage électrique du village d'EVANS.

 

1908
                          - Henri GAUDRON maire d'EVANS
 
 
 
1910
                                    La grande crue du Doubs
 
                                  - Monsieur LORIOT instituteur d'EVANS
 
                                  - Jean-Baptiste LUNE maire d'EVANS
 
 
1913
 
                             Installation dans le village dans une seule cabine téléphonique
 
                                   - Raymond POINCARE président de la république française (1913 – 1920)
 
 
1914 – 1918
 
Le pacifiste Jean Jaurès est assassiné
L'Allemagne déclare la guerre à la France
La patrie appelle les jeunes appelés pour la guerre
 
Première guerre mondiale - la grande guerre opposera la France, l'Angleterre et la Russie à l'Allemagne , l'Italie et l'Autriche-Hongrie. Avec l'appui des troupes américaines arrivées en 1917, la France réussit à vaincre l'Allemagne, mais elle compte 1,5 millions de morts et 4 millions de blessés.
La plus grande bataille fut celle de VERDUN, une bataille de titans, laplus violente, et la plus importante en pertes humaines, avec les tranchées, et les combats aériens des as. Dix mois d'affrontements et de grandes souffrances.
La France se vengera.
 
Pendant ces temps de guerre,une épidémie de grippe espagnole en France qui fit des ravages en Franche-Comté en 1914.
 
Camille BIGUENET fils de Julie BIGUENET d'EVANS – frère de Louis BIGUENET – petit-cousin de Marcelle JEANJACQUOT tombe aux tranchées des baïonnettes à VERDUN
 
11 Novembre 1918 :
 
L' armistice est signé à REHONDES dans le wagon du maréchal Foch
 
A EVANS comme dans toutes les villes et les villages de France à 15 heures, on entendit la cloche de l'église retentit. Après les larmes de joie dans les coeurs, vont succéder la peine et la mélancolie et le deuil .
1 383 000 français sont morts, 300 000 mutilés,des centaines de milliers de jeunes hommes seront invalides à vie. Aucun village n'avait été épargné comme ce fut le cas à EVANS. Chaque famille avait un père, ou un fils mort pour la France dans cette terrible guerre. 600 000 femmes sont veuves et 700 000 enfants orphelins.
 
Le 25 Novembre 1923,
C'est l'inauguration du monument aux morts. Après l'office religieux, le monument fut béni, le voile tomba avec la sonnerie «au drapeau», et l'appel des morts. Après le Discours du maire, de l'ancien instituteur, du député, du conseiller général, du président des anciens combattants, ce fut des larmes de tristesse et d'émotion dans l'assemblée. La séparation après cet événement fut difficile.
 
On peut lire sur le monument aux morts d'EVANS, le nom des quinze jeunes gens morts pour la France.
 

1919

- Georges CLEMENCEAU surnommé « le Tigre » négocie le traité de paix au château de Versailles le 28 Juin.
 
 
ANNEES 1920
 
Les agriculteurs d'EVANS utilisent les boeufs en attelage.
 
A EVANS, les villageois se parlent en patois.
Les moissons et les foins se font encore à la faux.
 
L'année 1920 est marquée par l'agitation sociale : des grèves éclatent dans les mines et dans les transports. Il est à chaque fois brisé par le gouvernement. Les grèves ont échoué ; le mouvement ouvrier est divisé.
 
                         - Paul DESCHANEL président de la République (février 1920 – septembre 1920 – démission pour cause de maladie)
 
 
 
1920
                       - Alexandre MILLERAND président de la république (1920 – 1924) – vote des assurances sociales.
 
 
1921
                       - Monsieur CILLE instituteur d'EVANS
 
 
 
1924
                       - Gaston DOUMERGUE président de la république (1924 – 1931)
 
 
1925
                     - Francis MUNERET maire d' EVANS

 

1931

                 - Marcel ROUGET instituteur d'EVANS
 
 
1932
                  - Albert LEBRUN président de la république (1932 – 1940)
 
 
1933
 
                 La commune a désormais l'eau courante
 
 
Les années 1930
 

-  L'école

Le temps des tabliers noirs noués dans le dos et des sabots. Les garçons ont des culottes courtes été comme hiver. Les enfants d'EVANS comme dans toutes les écoles à la campagne ont une classe unique mixte.
Dans l'école un grand poële chauffait l'école l'hiver, et chaque écolier avait son jour pour allumer le feu et l'approvisionnement du bois.
Les enfants apprennent et parlent le français à l'école, mais également l'espéranto, et conversent en patois avec leurs parents.
A partir du mois de mai les enfants quittaient l'école pour participer aux travaux de la ferme, aller au «champ les vaches», râteler le foin et aider aux moissons.
 
les fermes 
les fermes comtoises sont des grandes bâtisses comprenant, l'habitation avec sa cuisinière à bois, où trônent la cafetière et la bouilloire et surtout l'horloge comtoise, l'étable, la grange, les greniers à grains et légumes, poulaillers et clapiers faisaient partie du même bâtiment.
Les toilettes : une cabane de bois avec un trou , au fond du jardin.
Le tas de fumier fait partie du paysage.
Les vaches (entre cinq et dix par ferme), étaient menées au champ après la traite à la main du matin, et ramenées par le même chemin pour la traite du soir. Elles laissaient sur la route quelques traces de leur passage (bouses). Lorsque l'été arrivait, les enfants allaient au « champ les vaches » dans une verte pâture non close.
Les chevaux étaient l'outil de travail ou de villégiature dans les villages voisins. L'été on les badigeonnait de « terrible » produit qui avait une forte odeur de goudron , pour faire fuir les mouches.
 
- Les travaux des champs
           On plante des betteraves, des pommes de terre, blé, orge et avoine, et également de la luzerne et du trèfle.
             Les betteraves et les pommes de terre sont sarclées à la pioche.
 
- les foins
            A partir des années 1930 et jusqu'à la fin des années 1940, les foins seront fauchés à la « faucheuse à andains ».
             Le foin étaient ensuite retourné au râteau, puis à la faneuse mécanique pour que le dessous sèche. Les femmes et les enfants prenaient une grande part dans ce travail.
            Une fois le foin bien sec, on allait faner, c'est-à-dire le mettre en tas. Il était placé sur une voiture attelée par deux chevaux (ou deux boeufs) ; un homme a l'aide d'une fourche le chargeait en vrac sur la voiture où une personne (une femme le plus souvent) le prenait par brassées. Il fallait tout un art pour le disposé au fur et à mesure dans la charrette. Pour ne rien perdre, il fallait à l'aide d'un grand râteau, râteler le foins qui restaient sur le sol. Le foin ramené à la ferme était déchargé et monté dans la grange à bout de bras, avec une fourche à trois dents.
 
- les moissons
              En règle générale, les paysans d'EVANS faisaient un passage à la faux, qu'il fallait affûter souvent pour permettre le passage de la moissonneuse (faucheuse avec un tablier), tirée par deux boeufs ou deux chevaux. Quelquefois, sur une faucheuse à deux sièges, la deuxième personne penchée du côté du tablier tirait la paille avec un râteau sans dent. Les femmes et les enfants placés derrière le faucheur, ramassaient une brassée d'épis « la javelle » qui était liée à l'aide d'un morceau de paille ou de ficelle. La botte était ensuite érigée par cinq ou six en gerbiers, épis vers le haut pour les faire sécher. Les enfants glanaient les épis restés au sol, et qui n'avaient pas été ramassés.
               Les gerbes étaient ensuite chargées sur la voiture (charrette) attelée de boeufs ou de chevaux. Un homme prenait gerbe par gerbe à la main, et les rangeait avec soin épis vers l'intérieur, par trois, une au milieu dans un autre sens afin d'équilibrer le chargement. Une fois terminées, les voitures étaient ramenées à la ferme pour le battage.
 
Le battage
C'était jour de fête pour les enfants, ils entendaient la batteuse arriver de loin, c'était alors des cris de joie dans le village.
La batteuse restait plus d'une semaine dans le village afin, de battre chez chaque paysan, chacun leur tout. C'était l'entraide, un jour chez l'un, un jour chez l'autre, car on avait besoin de beaucoup de bras.
Les femmes s'affairaient aux fourneau. Ce jour là était l'occasion de couper ou tordre le cou aux lapins, poules, canards, ou autres volailles.
Pendant que les femmes cuisinaient, les enfants jouaient et riaient, les hommes eux s'activaient. Un homme était occuper au bon fonctionnement de la locomobile à vapeur. On déchargeait les gerbes que l'on amenait près de la batteuse, et là, le plus souvent un enfant coupait les ficelles. L'engreneur poussait les gerbes dans la batteuse pour l'alimenter. Là les gerbes étaient battues dans tous les sens et les grains de blé, d'orge ou d'avoine tombaient dans un déversoir ou un grand sac de jute était accroché. Dès que le sac était rempli, un homme le liait ; les bottes de paille sortaient ficelées. Elles étaient ensuite hissées dans la grange à la fourche, ou par une plate-forme qui glissait sur la voiture, un homme chargeait, les faisait remonter mécaniquement à l'aide de chaînes. Finalement, elles étaient entassées bien rangées dans la grange pour en dernier lieu, être utilisées pour la litière des animaux. Les sacs remplis et fermés étaient remisés dans le grenier à grains par des hommes le sac sur l'épaule.
Après cette journée harassante, une table de fortune (à l'aide de planches) était dressée. La famille, les travailleurs et les enfants se restaient. La piquette désaltérait toute cette assistance.
La soirée se passait dans les éclats de rire, malgré la fatigue.
A partir de 1935, sont apparues les moissonneuses lieuses. Puis ce furent les turbos, qui soufflaient les bottes qui atterrissaient directement dans le grenier à fourrage de la grange.
Cette façon de faire et le matériel utilisé pour la moisson perdura jusqu'aux années 1950.
 
le temps des bals musette
la fête d'EVANS, avait lieu le dernier dimanche de juin. L'aïeul, parents et enfants s'y côtoyaient dans une ambiance festive.